Bâton de Berger moyen âge

Depuis que l'homme a pris l'habitude d'élever du bétail, de garder des troupeaux et de les mener d'une pâture à l'autre, inévitablement, il s'est servi d'un bâton. Non seulement pour s'aider à marcher dans des lieux parfois escarpés, sur des sentiers rocailleux, et puis également pour mieux diriger ses bêtes.

C'est ainsi que les cannes de bergers figurent en bonne place parmi les collections d'art populaire de tous les pays et de toutes les époques. La houlette, puisque tel est le terme technique attaché au bâton du berger, est souvent assez longue et mince : sa caractéristique est de se terminer par un fer plus spatulé et prolongé sur un côté par un crochet. Cet accessoire permet au berger de ramasser des mottes de terre qu'il projette devant les bêtes pour les diriger sur le bon sentier ou dans les direction qu'il veut. Mais le berger possède aussi son bâton personnel, sa canne de marche qui l'accompagne partout ou il va, gravée, sculptée de motifs, d'un sujet ou d'inscriptions appartenant à sa propre histoire.

Cet objet personnel porte ainsi sa marque unique. Le Musée des Arts et Traditions populaires de Paris présente ainsi dans l'une de ses vitrines un bâton de berger originaire des Bouche-du-Rhône, massif, épais et tout droit, portant une décoration exceptionnelle. La poignée est ornée de deux têtes de femme incluses chacune dans un cœur et tout le bâton porte, sculpté dans la masse, le Tour de France de 1952 (sur 11 kilomètres !) avec tous les détails : le peloton, le public, les voitures, les sapins, les échappées, etc., enroulés en spirale de bas en haut tandis qu'un serpent déroule ses anneaux entre les tableautins.