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La simple canne de marche en bois ou ferrée peut servir, et a servi dans bien des cas, d'arme d’attaque ou de défense. Mais il existe une très riche catégorie de "cannes à système" qui sont en vérité des armes à proprement parler.

La Manufacture des Armes et Cycles de Saint-Etienne a longtemps proposé dans son catalogue des cannes-fusils, des cannes-pistolets, voire des cannes-mitrailleuses. Si l'on passe en revue la panoplie des cannes de défense, il faut citer notamment les fléaux, les matraques ou les stylets à cran d'arrêt qui jaillissent du fût de bois sur un simple coup de pouce qui déclenche le mécanisme. Mentionnons également ces sournoises cannes qui recèlent de coupantes lames de rasoirs et qui portaient, au siècle dernier, le surnom de "redoutable" ou de "terribles".

N'oublions pas non plus les cannes-sarbacanes creuses qui servent à lancer divers projectiles légers, ou bien les cannes à flagellation, qui contiennent dans le fût un faisceau de fines lanières d'acier. Autre curiosité : la canne de marche de défense dite "diabolique" ; en tirant sur la poignée, on libère neuf dards qui sortent des trous perforés dans le fût en métal ; cette arme française datant des années 1880 était destinée à déchiqueter les mains de quiconque voulait s'emparer de la canne de marche. Car celle-ci pouvait également servir de coffre-fort : c'est le cas de la canne porte-louis à fût de laiton peint noir, qui peut contenir jusqu'à 50 louis or.