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Les collectionneurs de cannes n'ont que l'embarras du choix, parmi les modèles de toutes les époques, de tous les styles, de tous les matériaux et de tous les emplois. Néanmoins certaines cannes de collection atteignent les cotes les plus élevées dans les ventes et chez les antiquaires : il s'agit en général des cannes du XVIIIe siècle, pour lesquelles les orfèvres anglais, français et allemands ont apporté les mêmes raffinements d’ornementation et de décor précieux que pour ces objets très en voguer à l'époque que sont les tabatières, les boîtes à pilules,les petits nécessaires de dame ou flacons à parfums. Or et argent ciselé, vermeil, émaux, délicates figurines sculptées, guillochages, incrustations de pierres dures (agate, jaspe, lapis, néphrite, etc.) : l'orfèvre ne recule devant aucune fantaisie pour faire du pommeau en porcelaine de Saint-Cloud datée de 1760 peut se vendre facilement 6000 F. Parmi les cannes de collections les plus recherchés, il faut bien sûr faire place à part à celles qui ont appartenu à des personnages historiques, telle celle, très fameuse, de Frédéric de Prusse ou celle de Voltaire. On sait que la canne de Washington fut adjugée vers 1850 pour 5000F, c'est-à-dire environ 9150€. Il faut dire que certains fermiers généraux ou grands financiers ont payé 10 000 écus des cannes de luxe incrustées de pierres précieuses, ciselées comme des objets d'art d'une extrême raffinement, avec pommeau en bec-de-corbin, en mortier, en boule ou en bonnet de juge.