image par défaut

Les collectionneurs ou les amateur d’objets anciens connaissent bien ces magnifiques cannes de marche en verre soufflé, ornées de couleurs chatoyantes formant des pointillés ou des rubans, en relief ou dans la masse tout le long du fût et qui les font ressembler à de gigantesques sucres d'orge.

Généralement un peu plus longues et plus épaisses que les cannes en bois, se terminant par une poignée recourbée ou un pommeau arrondi, sans autre matériau surajouté que le verre coloré dont elles sont fabriquées, ces cannes ont posé et posent encore une énigme. On ignore en effet leur origine exacte. S'agit-il, comme l'affirment les uns, d'objets que l'on demandait aux ouvriers verriers pour leur permettre d'acquérir la maîtrise ? S'agit-il simplement, comme le prétendent les autres, de "cannes de conscrits", car le tel est le nom qu'on leur attribue traditionnellement. Quoi qu'il en soit, elles connaissent un grand succès de par leur aspect décoratif. Mais attention à leur extrême fragilité : au moindre choc, elles éclatent en mille paillettes... Le Musée des Arts et Traditions populaires, à Paris, en possède plusieurs beaux exemplaires.

Précisons par ailleurs que le terme de "canne" désigne aussi la tige de fer creuse, longue de 1 à 3 mètres, à l'aide de laquelle le maître verrier saisit avec une certaine quantité de verre en fusion et avec laquelle il la souffle. L'extrémité qui reçoit la paraison est munie d'une sorte de mors renflé, tandis que l'autre bout est souvent muni d'un manche en bois.