image par défaut Objet utilitaire et accessoire de mode à la fois, le parapluie cannne a suivi, au cours des ans, l'évolution des goûts et des couleurs.

La toile rouge ou vert pomme de ses premières années a laissé la place à des teintes plus foncées vers la fin du XIXe siècle - marron, vert-bouteille, noir -, pour retrouver progressivement un éventail de teintes qui aujourd'hui ne connaît plus de limites. Qu'il soit uni, écossais, imprimé de fleurs, de rayures, de motifs géométriques, de dessins, de sigles, etc., il constitue souvent le complément coloré d'une tenue élégante. Il est d'ailleurs un facteur qui influe considérablement sur le choix d'un parapluie : la saison.

La mode du liberty ou de la percale fleurie, qui donne de très beaux modèles de parapluies de printemps, ne correspond à un réel débouché que si l'on trouve également des modèles d'automne ou d'hiver, conçus dans des teintes ou de matériaux également adaptés à la saison. Il est aujourd'hui courant de posséder, par personne, plusieurs parapluies : généralement un de ville - bien couvrant et de belle qualité, de fabrication classique et éventuellement "toutes saisons" - ; un de voyage ou de déplacement - pliant, plus court, plus léger - ; et parfois un troisième, de nature "fantaisie", soit golf, soit "mascotte", ou encore délibérément mode ou gadget : coupole transparente, parapluie à deux places ou même "à visière" (imitant la tête de Donald ou de Mickey !).

Pour l'hiver 83-84, la mode du parapluie proposait : des modèles de coton ou de satiné, à rayures ou motifs africains en camaïeu ; des modèles "rustiques", de type autrichien par exemple, en coton foncé ; des modèles "sport", à tranches de couleurs ; des toiles de coton mat, ponctuées de noir ou d'écru contrasté.