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La canne-siège, pour laquelle les premiers brevets apparurent en Grande-Bretagne à partir de 1813, est l'une des cannes à système qui connut le plus de variantes et de modèles, dans tous les pays. Par ailleurs, il existe encore de nos jours une fidèle clientèle de chasseurs ou de randonneurs à pied, qui trouvent sur mistercanne.fr différentes cannes sièges traditionnelles ou modernes. Celles-ci peuvent en outre rendre d’appréciables services dans tous les cas ou une station debout prolongée risque d'être fatigante : spectacles de plein air, défilés, expositions, réunions sportives, etc., lorsque rien n'est prévu pour que les spectateurs puissent s'asseoir.

La canne-siège classique peut adopter deux présentations : soit le fût de bambou, de bois ou de métal dont la poignée, large et arrondie, s'ouvre en deux pour former un petit siège (tout juste assez grand pour y poser délicatement ses deux fesses !); soit le même fût avec une partie haute articulée se rabattant pour détendre un petit siège de toile ou de cuir. Les modèles à trépied, voire à dossier, s'écartent davantage de la silhouette filiforme de la canne et relèvent directement de la catégorie du siège pliant.

Voici plusieurs modèles classiques proposés par le catalogue Manufrance au début du siècle :

  • canne-siège en beau bois verni avec parties métalliques nickelées (850 kg) ; la poignée s'ouvre pour former un siège de 36 cm ; un embout avec rondelle limite l'enfoncement dans le sol ; convient pour la chasse à l'affût et le tourisme.
  • canne-siège perfectionnée en beau bois de chêne verni, le corps de la canne métallique émaillé grenat et le siège en cuir ; en levant un collier articulé, le haut de la canne se rabat et le siège se détend (980 g).
  • canne-siège en bois des îles avec poignée recourbée, fourrau en métal rendant le siège invisible une fois replié, pic en acier avec rondelle limitant l'enfoncement dans le sol ; il suffit de glisser le fourreau vers le bas et d'écarter trois branches pour développer le siège ; "modèle pratique et robuste".
  • canne-siège en bois verni et poignée d'aluminium recouvert de peau ; la rondelle qui limite l'enfoncement étant démontable, la canne ne diffère pratiquement pas d'une canne classique ; pour s'en servir comme siège, on remet en place la rondelle en bas, on fait basculer le levier placé contre la canne et l'on ouvre la poignée en deux parties ; le levier lui-même forme support et rend le siège très robuste. Un modèle particulier associer le fût et le trépied, ce qui donne à l'accessoire un maximum de stabilité.