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La canne-siège est une spécialité que peuvent revendiquer à égalité tous les pays "civilisés", car on trouve de puis le début du XIXe siècle des centaines de brevets anglais, français, autrichiens, belges, américains, apportant d'incontestables améliorations aux premières ébauches.

Dans le domaine plus particulier de la chasse et de l'affût, ou la canne-siège a rapidement joué un rôle d'une grande utilité, on connaît également la "canne d'abattage" (sur un seul pied) qui fournit un support moins confortable mais plus mobile. En revanche, divers perfectionnements ont réussi à apporter à la vraie canne-siège le maximum d'aisance, d'une part pour offrir au postérieur du propriétaire un appui suffisamment stable (la corpulence de l'individu, homme ou femme, est à cet égard un élément non négligeable de l’équilibre du tout) ; d'autre part pour éviter les désagréments de pincer, dans un mécanisme métallique, la partie la plus charnue et la plus délicate dudit individu.

Lors des différentes Expositions universelles qui se sont succédé dans les grandes métropoles, la canne-siège a souvent bénéficié de nouvelles présentations qui ont toujours remporté un vif succès. Les visiteurs eux-mêmes en appréciaient les avantages ! Celle de l'Exposition universelle de Bruxelles, en 1958, avec sa grande rondelle pivotante prenant appui sur un trépied, reste un modèle de stabilité. Avant la Seconde Guerre mondiale, on connaissait également un modèle doté d'un coussin gonflable en tissu caoutchouté, garant d'un inestimable confort.