tableau de canne

Si la canne de marche remonte aux origines du monde et qu'elle figure déjà dans la fameuse énigme posée par le Sphinx à Œdipe, on peut néanmoins tenter de fixer quelques repères de sa longue histoire.

  • A partir du XI siècle, la ville sainte de Saint-Jacques-de-Compostelle attire, de toute l'Europe, des foules de pèlerins : le bourdon est leur canne de marche, bâton plus haut qu'un homme et terminé par un pommeau parfois sculpté, auquel on accroche sa gourde, quelque insigne religieux ou encore la coquille du pélerin.
  • Vers 1575 : Catherine de Médicis, âgée, prend l'habitude de se servir, pour aider sa marche, d'une canne d'ébène à pommeau d'ivoire.
  • Louis XIII donne à la canne ses lettres de noblesse et les gentilhomme diffusent la mode de la canne d'ébène à pommeau d'ivoire.
  • La grande Mademoiselle arbore une canne dont le pommeau est orné de rubans aux couleurs de la Fronde : la canne devient séditieuse.
  • Début XVIIIe siècle : mode du "rotin" (roseau des Indes). L'usage des talons très hauts rend la canne indispensable pour les hommes comme pour les femmes, à poignée d'or ou d'argent; d'agate ou d'ivoire, rehaussée de pierres précieuses pour les modèles les plus riches.
  • Fin XVIIIe siècle : les cannes à système débordent d'ungeniosité (à lorgnettes, à jet d'eau, à flûte, etc.)