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C'est sans doute l’Égypte qui doit être considérée comme le berceau du parapluie canne, et le premier modèle est vieux, dit-on, de 3 000 ans. En 1200 avant J-C, on connaît déjà des pare-à-pluie ou des pare-à-soleil relativement complexes, mais dont la fonction relevait de la religion bien plutôt que la mode. En effet, les croyances égyptiennes se figuraient le ciel comme une gigantesque ombrelle déployée au-dessus de la terre. Le pharaon se déplaçait donc à l'abri d'un parasol, non pour se protéger de l'ardeur du soleil, mais pour manifester son statut royal et divin. On trouve d'ailleurs en Inde et en Extrême Orient des conceptions analogues, qui ont donné naissance à la forme particulière des toits des temples. Dans les hiéroglyphes égyptiens, le signe en forme de parapluie schématique signifie "royauté", "pouvoir royal". D’Égypte, l'usage du parapluie est passé en Assyrie, ou il garde son rôle cérémonial. Monté sur le char royal, il déploie son ombre sur la personne royale, comme le montre par exemple une fresque du roi Assurbanipal (1350 av J-C). Les rites de l'ancienne Grèce comme en Égypte, associaient l'ombre à la fertilité, à la génération, à la reproduction, d’où la présence de parasols lors des Bacchanales. Mais la signification originelle dégénéra, tout comme le caractère sacré de ces fêtes, et le parasol, après avoir passé (Ve siècle av. J-C) pour un symbole sexuel ou érotique, devint tout simplement le moyen le plus pratique de se mettre la t^te à l'ombre.