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Lorsque la canne pliante constituait la touche indispensable à la tenue de l'homme élégant, celle-ci variait bien entendu de forme, de matériau et d’ornementation en fonction du costume, codifié selon l'heure de la journée ou l'occupation. D’où la nécessité de posséder tout un jeu de cannes de marche, pour la promenade ou les rendez-vous d'affaires, le voyage ou la sortie à l'Opéra.

En outre, la canne pouvait se compléter d'un petit détail recherché qui lui conférait une coquetterie particulière. Ainsi s'exprime Eugène Marsan, dans son étude sur les cannes pliante de Paul Bourget : "Comment blâmer des caprices que le goût surveille ? Comment ne pas louer la recherche quand elle se garde de l'excès, qu'elle est bien informée de l'usage et qu'elle combine l'invention avec la tradition ? Et quoi de plus joli, par exemple, qu'un lacet de soie ou de cuir très fin passé à l’œillet d'un rotin dont le bout est de corne et la pomme une pierre sombre ?"

Il est vrai qu'un dandy saura toujours, en la matière, conférer "sa" touche personnelle, la seule susceptible de le démarquer, par le plus infime des détails, de la foule des simples élégants...