canne épée

On connaît surtout la canne-épée de réputation, par quelques témoignages historiques sur ses effets meurtriers. Mais pour en avoir une vision "moderne", il suffit d'avoir recours à Hergé. Les fidèles admirateurs de Tintin se rappelleront sans doute cette page de Tintin en Amérique ou le héros, affronté à un dangereux gangster, l'attire dans un savant guet-apens pour pouvoir le piéger.

Mais au moment ou Tintin, grimé en groom, braque son révolver sur le bandit, alors qu'il l'a fait entrer par surprise dans le bureau d'un homme d'affaires véreux, voici que, catastrophe ! le bruit caractéristique du browning non chargé retentit tragiquement : clic ! Alors le bandit de déclarer, avec un sourire sardonique : "Voici une arme bien meilleure : ma fidèle canne-épée..." Et il dégaine d'un geste ample, en tenant fermement d'une main la poignée de sa canne et de l'autre le fût de bois de celle-ci, une très longue, très pointue et très fine lame. Tout en précisant, devant Tintin très inquiet : "... dont je vais me servir pour vous guérir une fois pour toutes de la fâcheuse habitude que vous avez de vous mêler de ce qui ne vous regarde pas...". Et Milou de commenter : "C'est vraiment trop pointu !".

Exemple unique d'une démonstration de canne-épée dans l'iconographie contemporaine... Au terme de laquelle la canne-épée saute des mains de son propriétaire, réduit à zéro par une parade acrobatique de Tintin, et l'arme de se planter en vibrant dans la queue de Milou qu'elle cloue au sol !