parapluie

Lorsque le parapluie canne fit son apparition en France, au cours des années 1550, il n'avait que très peu de points communs avec le parapluie-canne fin comme une aiguille du gentleman ou de la femme élégante. C'était à proprement parler un véritable "meuble de famille", que l'on se transmettait, comme un coffre de mariage ou une armoire, de génération en génération. Il est à noter que le parapluie passa de France en Angleterre vers le début du XVIIe siècle. L'antique parapluie français possédait un manche en bois de frêne, de chêne, d'aune ou de palissandre. Sa longueur était d'environ 1,20 mètre, avec une dizaine de baleines véritables, de 80 centimètres de long ; les fourchettes étaient en cuivre. Ce "meuble" imposant pesait environ 3 à 4 livres...

Les extrémités des baleines étaient recouvertes par un chapeau de cuivre et un gros anneau de ce même métal servait à le porter, tête en bas, jusqu'à ce qu'on "invente" une lanière de cuir pour le porter à son poignet, vers 1796. La carcasse était recouverte d'un matériau tel que le cuir, toile cirée, soie huilée ou papier vernis. Plus tard, on commença à utiliser du "gros de Naples". vers 1780, la mode était au taffetas rose, jaune ou vert (mauve ou violet pour les abbés). Plus tard, ce fut le rouge le vert ou le bleu.

Il faut attendre les années 1825 pour voir se généraliser les couleurs foncées : vert sapin, marron et noir. Le bois ou la corne qui constituait traditionnellement le manche prit l'habitude de se couvrir de placage d'or ou d'argent, avec des figurines diverses en corozo, en ivoire, voire en celluloïd, au XIXe siècle. L'imagination des fabricants n'a fait, depuis, que croître et embellir.