photo de liseron

L'observation et la prévision du temps grâce aux réactions de certaines plantes - science que l'on désigne sous le terme de "phytoscopie" - sont ancrées dans de très anciennes traditions et coutumes régionales. Ainsi la carline, sorte de chardon qui pousse couramment en Aveyron ou dans les Causses, se contracte et se ferme à l'approche du mauvais temps. En Provence et dans le Languedoc, on en cloue un au mur, près de l'entrée. Le liseron aussi se ferme à l'approche de la pluie, de même que les écailles de la pomme de pin se resserrent. Souffler le duvet d'une fleur de pissenlit : s'il tombe vers le sol au lieu de monter en l'air, il va pleuvoir, dit-on dans le Lot et la Drôme.

Au bord de la mer, les rubans de varech servent aussi à pronostiquer le temps. Séchés et accrochés au mur, ils annoncent la pluie quand ils deviennent mous et humides. Suspendus dans le vent, ils parlent de tempête s'ils produisent un son irrégulier en vibrant.

L'un des baromètres naturels les plus anciennement connus est fourni par la tige d'épicéa portant un jeune rameau. Fixée sur une planchette, elle se redresse ou s'abaisse selon que le temps est à la pluie ou au beau temps. Les propriétés hygrométriques de l’épicéa sont d'autant plus manifestes que la petite branche est soigneusement choisie et entièrement débarrassée de son écorce.