parapluie

Parmi toute la production cinématographique depuis la géniale invention des frères Lumière, il serait amusant de dresser la liste des grands films ou le parapluie-canne aurait joué un rôle de première grandeur... Dans le Dictionnaire des films de Gorges Sadoul, entre Pâques sanglantes de De Santis et Les Parents terribles de J. Cocteau, on trouve bien sûr les Parapluies de Cherbourg : comédie musicale "néo-réaliste poétique" signée Jacques Demy, en 1964, dans laquelle la blonde Catherine Deneuve, qui vend des parapluie dans le petit magasin de sa mère, tombe amoureuse d'un garagiste auquel elle dit adieu, sous des trombes d'eau (et sans parapluie-canne), le jour ou celui-ci doit partir pour la guerre d'Algérie.

Autre grande date cinématographique à la gloire du parapluie du moins dans une scène éblouissante ou Gene Kelly danse avec un réverbère tandis que la pluie noie New York : "Singin'in the rain...", chef-d’œuvre d'invention ou les gags visuels et sonores s'enchaînent sur un rythme d'une folle gaieté.

L'ombrelle de Katherine Hepburn dans African Queen, le gigantesque parapluie ou s'abritent les deux Orphelines de D.W. Griffith, le parapluie très british de Dick Bogarde inimitable dans The Servant de Losey, et tous ceux qui se succèdent dans Il pleut toujours le dimanche, un film anglais de 1948, tragédie populiste sur fond de banlieue pluvieuse, ou encore ces ombrelles japonaises qui se profilent dans Les Comtes de la Lune vague après la pluie de Mizoguchi... A suivre !