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Au XVIIe siècle, la dragonne ne désignait qu'une femme acariâtre. (On dit simplement aujourd'hui en ce sens un "dragon".) La dragonne, quelque cent ans plus tard, était aussi une batterie de tambour propre aux dragons (soldats de cavalerie).

Encore cent ans, et la dragonne pour canne devient également un cordon épais, une petite courroie, qui relie la poignée à la garde d'un sabre ou d'une épée. On peut l'orner d'un gland ou d'une décoration. Et c'est enfin vers 1850 que la dragonne sort du domaine strictement militaire pour gagner la passementerie ou l'accessoire frivole, la maroquinerie ou l'équipement sportif. Tout accessoire ou objet que l'on tient d'ordinaire à la main et que l'on veut pouvoir porter facilement au poignet sans qu'il tombe peut s’équiper d'une dragonne : un sabre, bien sûr, mais aussi un bâton de ski, une pochette en cuir ou un parapluie. La dragonne de parapluie pour dames, en cordon de soie torsadé, en cuir tressé, en lacet etc., orné d'un gland, d'un pompon, d'un colifichet, etc., constitue (à la différence de la bandoulière) un accessoire classique et esthétique du parapluie, lorsque celui-ci possède un pommeau droit ou terminé par un sujet figuratif qui l'empêche de la suspendre à son bras pour le porter lorsqu'il n'est pas ouvert. Découvrez nos dragonnes pour canne de marche ici !