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Il s'agit là d'un modèle de canne de métier un peu particulier, dans la mesure ou elle continue d'avoir une utilité pratique parmi les vétérinaires, alors que la canne de notaire, avec son nécessaire à écrire, la canne-sonde du goûteur de fromage ou la canne de diamantaire, ou se loge une balance, ont disparu des usages. La canne de maquignon était à l'origine destinée aux marchands de chevaux : assez lourde et épaisse, dotée d'une poignée recourbée, elle dissimule dans son fût une toise de plus de deux mètres, qui se déplie quand on dévisse la poignée. C'est en effet l'accessoire indispensable pour mesurer l'encolure d'un cheval sur un champ de foire ou dans une écurie, car elle offre une stabilité appréciable et la petite barrette qui se déplie à l'horizontale en haut de la toise permet d'opérer en toute certitude.

Le métier de maquignon ne connaît plus aujourd'hui, on s'en doute, les débouchés qu'il avait jadis, et la toise pour chevaux appartient à un monde révolu. Néanmoins, certains vétérinaires de campagne qui n'ont pas renoncé à l'usage de la canne de marche continuent d'avoir recours aux services de la canne de maquignon dans l'exercice de leur profession.